Critique du film : Blair Witch 2016

de | janvier 6, 2017

Ce film du genre épouvante horreur et foot-footage documentaire réalisé par Adam Wingard est sorti en salles le 21 septembre 2016 en France. Il a comme acteurs principaux : James Allen McCune, Callie Hernandez, Corbin Reid. Le film contenant pas mal de scènes d’horreur est interdit aux moins de 12 ans.

Présentation du film Blair Witch 2016

20 ans après la disparition d’une fille, Heather, dans la forêt de Black HIlls en Maryland, le frère de la disparue accompagné de ses amis décident de s’aventurer dans le lieu sinistre pour élucider les mystères qui planent sur la légende de Blair Witch. Ils ont la chance de croiser sur le chemin deux personnes de la région qui les proposent de les servir comme guides à travers la forêt sombre et sinueuse. Mais en parcourant les bois pendant la nuit, ils sont envahis par une présence effrayante. Ils se rendent compte peu à peu que la légende existe vraiment et qu’elle est même plus horrifiante qu’on pourrait imaginer.

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Critique du film Blair Witch 2016

Le métrage reprend le thème et le concept du déjà vu dans la saga culte Blair Witch Project de 1999. Cet opus a fait le buzz à l’époque avec le concept de foot-footage où les surnaturels horrifiques sont présentés comme réels, suivi par la disparition du protagoniste. Le premier se démarque par son originalité et son style novateur mais le concept a vieilli et cette suite du Project Blair Witch est plutôt controversée. En fait, ce film est fidèle à l’original : même décor lugubre cauchemardesque, même ambiance angoissante, même fin. Mais dans cette version recyclée de la légende de la sorcière, la tension monte jusqu’au paroxysme vers la fin où s’accumule des scènes d’horreur d’épouvantes très bien conçues. L’épilogue est grandiose et flippante avec la vieille maison de mauvais augure et les sanglots incessants des personnages. La réalisation est juste de bout en bout avec un jeu d’acteurs qui n’est pas très mal, la bande son surprenante, la prise de vue réduite, le bruitage abouti et l’atmosphère anxiogène. Comparé au premier opus, le réalisateur a même ajouté son lot de scènes angoissantes, de frissons, d’horreur et de stress avec ses caméras suggestives et l’utilisation des inventions modernes (voir celle-ci). Si lors de la première partie, on a l’impression d’un pâle remake avec les personnages inintéressants, le film a su se rattraper et surprendre dans la deuxième partie très angoissante. Le métrage est également moins subtil que l’original. On y retrouve une tente qui s’envole, une apparition soudaine, des arbres qui tombent, ou une présence derrière les bois, le tout accompagné d’un bruit explosif. Côté technique, l’animation est plus fluide comparé à son prédécesseur. Il y a moins de saccades de mouvements de caméra. Par contre, on retrouve quelques jump scares inutiles dans le film. Concernant le foot-footage, pour rendre réelles les scènes pendant la nuit, les protagonistes auront à utiliser les lampes torches et à les diriger vers les caméras toutes les 2 minutes. Cela pourrait piquer les téléspectateurs. En bref, Blair Witch a un scénario peu développé et plutôt prévisible, mais l’ambiance épouvante et crainte s’installent vite et rendent les cinéphiles crispés à leur fauteuils jusqu’aux dernières minutes. Amateurs de foot-footage, régalez-vous !